L’opportunité d’une carrière pour Derek Gauthier! TKO36: Résurrection – le 4 novembre 2016

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« Il n’y en aura pas de facile », avait dit l’ancien entraîneur-chef du Canadien de Montréal Claude Ruel… Ça résume assez bien les dernières années de la carrière du « War Machine » Derek Gauthier qui dès le début de sa carrière professionnelle fut comparé au grand Georges Saint-Pierre. Effectivement, après 5 victoires consécutives tous les espoirs étaient permis. Malheureusement, les dernières années furent plus difficiles pour celui qui a maintenant une fiche de 7 victoires et 6 défaites.

« Ce fut vraiment difficile mentalement de perdre autant de combats par décision partagée des juges a u cours de ces années. Pour moi c’est un grand retour, car j’ai dû prendre presque deux ans pour récupérer d’une blessure après ma dernière défaite par décision unanime, mais unanime ou partagé c’est tout autant crève-cœur. »

En effet, le petit gars de Terrebonne était plutôt habitué à terminer ses combats sans jamais avoir besoin des juges et voir son bras levé vers le ciel par l’arbitre. C’est une pilule difficile à faire passer quand ton destin est entre les mains d’autres personnes surtout que sans TKO les opportunités intéressantes pour se battre chez lui étaient devenues pratiquement inexistantes. « J’ai été obligé de m’expatrier en Europe pour pouvoir poursuivre ma carrière, revenir pour TKO ça me rappelle tous mes bons souvenirs de quand j’ai commencé dans le sport. J’ai en plus le grand honneur de faire partie de la toute première finale de cette nouvelle ère pour les arts martiaux mixtes au Québec et au Canada. Je n’ai pas l’intention de ne décevoir personne et j’ai très hâte au 4 novembre prochain à la Tohu. »

Depuis la conférence de presse, le camp d’entrainement est en branle autant à son propre gymnase qu’à différents endroits lui permettant d’aiguiser les différentes techniques de son arsenal. La victime de cette nouvelle détermination et de cet œil du tigre retrouvé risque bien d’être son adversaire Chris Horodecki. « Je ne le connais pas personnellement même si on a pu s’entraîner ensemble par le passé. Nos entraîneurs respectifs ont une bonne connaissance de nos forces et nos faiblesses. Mais j’ai bien l’intention de tourner cela à mon avantage et de me battre intelligemment. C’est un vétéran comme moi qui aime se battre autant debout qu’au sol et je suis prêt, je me suis entraîné pour les deux éventualités . »

Si son adversaire croit que les deux hommes vont donner toute une performance aux amateurs, Gauthier est 100% d’accord avec lui et s’attend à un combat rempli d’action. C’est, selon lui, tout à l’honneur de Stéphane Patrie le promoteur, « Stéphane, on s’entend a toujours été le meilleur matchmaker au Canada et peut-être même au monde. Chris et moi, on revient tous les deux d’ une blessure, on a beaucoup de choses à prouver et on a toujours donné un bon spectacle dans chacun de nos combats par le passe. Notre ascension s’est faite en même temps et le gala Résurrection est pour nous deux la chance d’un nouveau départ. On va donner notre meilleur lors de cette soirée, c’est certain. »

Il y a un point sur lequel les deux adversaires ne sont pas d’accord, en effet si Horodecki se dit à l’aise de se battre devant une foule hostile qui sera par tisane du héros local, Gauthier lui croit que comme dans les différents sports présentés au Québec la chaude partisanerie de la foule va lui donner un avantage qu’il ne fa ut pas écarter du revers de la main, « Quand tu te bats à la maison c’est toujours pl us le fun, la famille et les amis sont là pour te regarder. Christ est connu ici, mais, je crois, bien sans trop me tromper que je vais être le favori de la foule et j’entends bien m’en servir et y puiser de l’inspiration tout au long de notre affrontement. »

Sans dire que sa carrière est à un tournant, on ne peut pas nier l’importance de ce prochain affrontement pour Derek Gauthier. « J’essaie de ne pas penser à ce qui va se passer après le 4 novembre. Il faut prendre chaque combat un par un, mais c’est aussi une des plus belles opportunités de ma carrière. Si je m’étais laissé abattre après ma dernière défaite par décision partagée, j’aurais déjà arrêté. J’adore l’entraînement, mais ma motivation pour me battre n’était plus là. Après mon expérience en Europe j’ai retrouvé le feu sacré et après avoir été obligé d’arrêter pour me soigner, je suis comme un lion en cage et toute mon attention est sur mon combat face à Horodecki. J’ai besoin de cette victoire pour moi encore plus que pour ma fiche. »

C’est un grand combat qui fait déjà rêver les fans nostalgiques de la belle époque de TKO et qui relance en force cette organisation dont la tradition ne s’est jamais éteinte. Encore plus que l’athlète qui revendiquera la victoire, ce sont les amateurs qui seront les grands gagnants, peu importe le résultat puisqu’ils pourront voir renaître TKO avec en grande finale deux hommes déterminés à gagner tout en tournant définitivement la page sur le passé et préparer la suite des choses pour leurs carrières, mais aussi pour TKO!